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mercredi 20 septembre 2006

Definition technique d'une peinture numerique

atelierSi vous tombez sur ce billet, via Google (dans 90% des cas), c'est que vous intéressez ou vous interrogez sur la peinture numérique. Je vous remercie de votre visite et de votre intérêt pour la création numérique.

Mais comme ce blog est en cours de « déménagement » sous Wordpress, je vous invite à consulter le billet qui vous intéresse sur le nouveau blog de l'association Coug'ART qui, outre la promotion de l'image et de la peinture numérique, vous proposera au téléchargement un vingtaine de logiciels gratuits, libres ou application en ligne qui devraient satisfaire vos besoins en retouche et création d'image. A bientôt et bonne création !

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Commentaires

    marouflage de photo

    j'ai découvert un artiste photographe utilisant le marouflage pour ses photos en format grandeur nature..
    j'aimerai avoir des commentaires sur le procédé et à quel atelier s'adresser pour ce faire.
    Merci d'avance

    Posté par dvzen, samedi 9 février 2008 à 21:39
  • Formats d'enregistrement

    Qu'en est-il des formats TIFF et EPS ?Je ne les possède pas.Présentent-ils un avantage supérieur au format JPEG qui m'est demandé par tous les sociétés d'impressions (PICTO notamment).
    Pour le reste je suis assez en phase avec votre définition bien qu'à mon humble avis je sois partisan d'une réalisation manuelle à 100%
    En vous remerciant

    Posté par POUMAREDE, vendredi 22 septembre 2006 à 06:39
  • Critéres de définition

    Tout d'abord, je vous remercie de votre commentaire.
    Ensuite, concernant les formats d'enregistrement, il est vrai que je cite l'EPS et le TIFF
    qui sont plutôt utilisé systématiquement pour une impression offset.

    Le TIFF est le format "standard" d'enregistrement pour une image bitmap imprimée au format tel,
    tandis que l'EPS a comme avantage de respecter la qualité de l'image et donc de l'impression même
    lorsqu'on joue sur l'homothétie de l'image.

    Il est vrai que le JPEG est de plus en plus repandu compte
    tenu du fait qu'il est essentiellement utilisé pour les photos numériques et comme l'impression
    d'une peinture numérique utilise souvent le même procédé d'impression, il est normal d'enregistrer
    en JPEG qui reste un format "de compression". Aprés réflexion, il est vrai que le critére de format
    d'enregistrement n'est guère pertinent en ce qu'il ne prouve rien, finalement.

    Par contre, concernant le mode "manuel", j'indiquais qu'il devait rentrer en ligne de compte au moins à
    80% dans la création parce qu'utilisant un logiciel, il est naturel d'exploiter les avantages qu'il propose
    (calques, taille de l'image, luminosité, motifs...) sans que ceux ci soit la part essentielle de la création artistique.

    Cordialement

    Posté par François Colin, vendredi 22 septembre 2006 à 09:55
  • Merci d'avoir bien voulu éclairé ma lanterne vacillante.
    Dans le même registre quel est le support (canevas ou papier couché ou autre) le plus utilisé par les artistes numériques?Pour utiliser les deux premiers (le prix étant le même) je n'arrive pas à me faire un avis objectif du point de vue ...rendu ,trouvant à chacun défaut et qualité .
    Bien cordialement

    Posté par POUMAREDE, vendredi 22 septembre 2006 à 11:13
  • LA PROBLEMATIQUE DE L'IMPRESSION

    Pour répondre directement à votre question, par expérience pour avoir observé de nombreuses productions numériques, il apparait qu'en fait c'est plutôt le papier qui est le choix le plus répandu, ce qui contredit finalement le titre de ce blog.

    Si on tient à faire un paralléle avec une production "traditionnelle", la peinture numérique s'apparenterait à un art imprimé proche de la gravure, voire si on se rapproche d'une technique picturale pure; l'aquarelle. En effet, la question est de savoir comment l'encre va réagir par rapport au support et inversement et comment la tonalité des couleurs va se préserver dans le temps. Techniquement, une acrylique, par exemple, la plupart du temps, étant réalisée par empattement, le médium a sa "vie propre" alors qu'il existe fatalement une interaction entre le support et l'encre pour la peinture numérique, sans préjuger de la finalisation de l'oeuvre :
    chassis, sous-verre, marouflage sur un support rigide, voire comme Patrick GIFFARD le propose dans sa technique d'oeuvres lenticulaires.

    Le papier couché au grammage pas trop important car l'encre glisse et les couleurs sont souvent dénaturées, permet le marouflage à la
    condition qu'on appose un vernis sur l'oeuvre et préserve correctement le tirage en sous-verre.
    La toile, effectivement pose problême en ce qu'elle "absorbe" souvent trop l'encre, la plupart du temps et qu'un vernis n'apporte malheureusement
    pas grand chose, pour ce que j'ai pu en voir. A utiliser me semble t'il que pour un usage éphémére ou événementiel.

    Le papier photo par contre, par son aspect glacé,
    recoit en surface l'encre et préserve les contrastes et les tonalités dans le temps mais il ne permet que difficilement le marouflage,
    donc il est à choisir pour une finalisation en sous-verre. Il existe aussi l'impression sur bâche comme pour certaines oeuvres de
    Gilles LURETTE qui permet de trés grand format et qui est trés stable mais qui, à mon sens, correspond plutôt à une oeuvre événementielle
    ou en tous les cas destinée à un public particulier.

    Posté par François Colin, vendredi 22 septembre 2006 à 14:50
  • définition tehcnique

    Une peinture numérique pourrait être matérialisée sur n'importe quel support et défini par l'auteur lui même : qu'il ait cette liberté avec comme seules contraintes certaines connaissances quand aux divers résultats possibles et leurs tenues dans le temps.

    La toile à peinture, au delà de ses capacités à reçevoir l'impression numérique tend à créer une confusion entre la "vraie" peinture faite avec des pinceaux en "vrais" poils et sur ce plan la peinture numérique ne peut que rivaliser difficilement : elle risque alors d'être perçue plus comme un procédé de "manipulation technologique" potentiellement douteux.
    A mon sens il faudrait attendre quelques temps la dissipation de cette confusion pour utiliser ce support qui n'est qu'un support.
    Mais chaque auteur est libre, heureusement.

    Des labels de matérialisations se mettent en placent sous l'égide des fabricants de matériels concernant les oeuvres numériques principalement sur papier d'après ce que j'en ai retenu (garantie anti uv, tenue dans le temps exceptionnel, 100 ans et plus ! cachet du fabricant, cachet du professionnel, celle de l'auteur, de sa voisine et du boulanger du coin).

    La définition pourrait être de 300 dpi certes mais tout aussi bien 72 ou 600 ou 4 pour peu que l'auteur, la aussi le juge opportun.
    Je partage ausi l'idée du 100% fait main mais j'avoue que c'est un peu restrictif et souligne éxagérement une notion d'artisanat laborieuse et honnète : un ciel entièrement fait main, une pomme à main levée, etc.
    Mais la frontière est mince encore une fois dans l'esprit commun entre artifice et maitrise (l'on pourrait se risquer à tenter une comparaison avec le pantographe tridimenssionnel que certains considèrent comme une supercherie : de nombreux sculpteurs semblent d'ailleurs avoir caché son utilisation plus que courante).
    "Hou ! il triche il décalque son dessin, hou ! il fait un glisser/déposer d'une de ces photos de ciel..."

    Pfffff !

    C'est par le procédé de matérialisation de l'oeuvre numérique potentiellement en de multiples exemplaires tous parfaitement identiques que se pose le problème de l'oeuvre originale "clone" telle que comparée à une "vraie" peinture. Même avec la destruction du fichier après matérialisation comme "garantie" de ressemblance éthique parfaite avec l'autre peinture, l'inquiétude restera tenace quand au "complexe" de l'original. Tout le monde restant persuadé qu'une copie reste précieusement au coffre.
    De plus, il est peut être dommage de détruire le fichier après tout puisqu'il peut présenter des avantages que l'autre peinture n'aura jamais (au cas ou ma "Jonconde numérique" serait détruite dans un incendie par exemple ce serait bien bête de ne pas avoir la possibilité de la faire "résucitée" puisque le procédé le permet. C'est peut être pour celà que la peinture numérique n'est pas comparable à la peinture matière : Non pour ce qu'elle ne permet pas, par exemple toucher un vrai empattement, mais pour ce qu'elle permet, à savoir une conservation potentiellement indéfinie.
    C'est pour celà que je rejoins François Colin sur sa définition technique de l'oeuvre numérique qui s'apparenterait à la gravure.
    J'aurais un penchant pour la "lithographie numérique" et les "pierres/fichiers lithographiques" mais au final, c'est du pareil au même.
    Dans cette définition qui ne permet aucune confusion concernant le complexe de l'oeuvre originale (je parle aussi de l'acquéreur potentiel) se trouverait certainement de quoi rassurer tout le monde pendant quelques temps !

    Pour ce qui est des formats ils pourraient être aussi le choix de l'auteur même si en la circonstance c'est lui le plus souvent qui devra se plier aux exigences des procédés et matériels utilisés par le professionnel.

    Enfin, il semblerait apparaitre qu'avant même sa définition collectivement établie et partagée nous pourrions presque dresser une certaine étiologie de la peinture numérique.

    Par exemple je pourrais me considérer comme un peintre numérique traditionnel, un pépé du numérique déjà ! Très proche de la mentalité d'un peintre matière, du métier de peintre : les glacis, les jus, les frottis,les médiums, les empattements, le fait main, le savoir du peintre, peu de filtres, peu d'effets, peu ou pas de calques, etc.
    Mais encore une fois et pour moi, la comparaison s'arrêtera ici en renonçant définitivement à l'oeuvre unique substitutive...

    C'est presque un deuil à bien des égards mais après avoir été jusqu'à envisager que l'oeuvre était en fait le fichier et l'écran au plasma la galerie j'ai considéré que ce n'était pas sérieusement de mon époque.
    Demain peut être... Certainement pour nos mômes ou alors tout autre chose.

    Posté par pat, mercredi 8 novembre 2006 à 21:10
  • Peinture numérique

    1 - Opportunité du terme "peinture"
    Il est certes maladroit, car nous utilisons des encres et non des peintures, mais la définition qui serait techniquement quelque chose comme : "imagerie numérique graphique à vocation artistique, en 2D inanimé" est un peu abstruse pour le grand public.
    2 - Conditions
    Être imprimée ou autre sur un support indifférent, avec les encres à pigments, les supports sont variés (papiers photo, mats, canevas, décalcomanie) traités de sorte qu'ils soient durables.
    Pour qu'il y ait peinture, il faut nécessairement que le nombre d'exemplaires soit contrôlé, tirage unique avec certificat, ou tirage limité d'exemplaires numérotés et certifiés.
    Le marouflage est dangereux, car il humidifie le papier et agit fortement sur les couleurs. Je préfère un contrecollage avec intercalaire plastique sur le support rigide. Pour les encres non pigmentées, il est nécessaire de protéger d'un verre non collé sur l'image (donc avec passe partout) ; pour les encres pigmentées, se méfier de la lamination qui déforme les couleurs ; on peut protéger les papier avec un vernis en spray pour acryliques.
    Enfin, pourquoi ignorer le format .PSD (de photoshop) ?
    Par ailleurs, que signifie le terme "au moins 80 % manuel" ? On peut très bien utiliser des logiciels de modélisation mathématique et des outils de choix des couleurs, de transformation des formes (filtres) et l'intervention manuelle se limite alors à des délimitations d'espace à la souris (outils de sélection).
    C'est peut-être une vision égocentrique du problème général, mais j'ai quand même reçu 2 prix de peinture dans des salons.
    3 - Art contemporain ou Art actuel ?
    Les tenants de "l'art contemporain" nous rejettent impitoyablement car nous ne recherchons pas la maitrise de l'espace public ... Soyons donc membres du groupe (totalement informel à ma connaissance) de l'Art actuel !

    Posté par cossu, mardi 26 juin 2007 à 11:17
  • Intérêt pour le forum

    Je tombe,presque par hasard sur ce forum et ses commentaires passionnants. Nous sommes uné équipe d'informaticiens (pas du tout artistes!) spécialisés en impressions numériques demuis plusieurs années. Nos compétences couvrent de la numérisation de créations existantes (sur tous supports et toutes dimensions) jusqu'à l'impression numérique sur tous supports (papier, toile, tissus, bois, plexiglass, céramique, etc) Notre "métier" est d'apporter à l'oeuvre (et à l'artiste!) la maitrise de ses créations et de leur "édition" et au public ou acquéreurs une garantie de qualité et de respects des droits des deux "partenaires" le créateur et celui ou celle qui apprécie, admire ou critique(!) l'oeuvre.
    Contrairement à bien des idées reçues, l'auteur n'a pas forcément à se "plier" à des contraintes techniques, sauf si il cherche à se rapprocher d'une oeuvre peinte de manière que l'on pourrait qualifier de "traditionnelle". ce qui est un tout autre débat. Par contre, si l'artiste "intériorise" les techniques (et leurs limites!) le traitement numérique peut devenir un complément de sa créativité, un moyen de communiquer ses émotions à des "publics" différents, d'introduire des sensations nouvelles, impossibles à réaliser en peinture disons "traditionnelle".
    Le nombre d'impressions possibles à partir d'un fichier numérique n'est pas en cause! Ce n'est pas parceque la reproduction est façile qu'elle est essentielle. C'est pareil pour la sauvegarde du fichier: son rôle d'archive, de référent, est très important. Ensuite c'est à l'artiste de choisir comment il entend diffuser ses créations.
    Si, parmi les membres de ce forum certains sont intéresés à poursuivre ces discussions, sur le forum ou hors du forum,ils sont tout à fait les bienvenus.
    Un dernier point: il est vrai que les techniques numériques demandent un apprentissage, au même titre que le dessin, la gravure, l'acrylique ou le sfumato!! Ce n'est pas plus compliqué (au contraire, et ce n'est pas parcequ'on utilise un ordinateur que la créativité de l'artiste est diminuée, bien au contraire!! Ce qui est par contre essentiel c'est de bien comprendre l'ensemble des processus pour les domestiquer et garder sa liberté créatrice.
    Cordialement à toutes et tous!
    Alain

    Posté par Alain, mercredi 4 juillet 2007 à 08:50

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