mercredi 18 juillet 2007
2ème partie de l'interview du peintre numérique Iss’n’kor
Deuxième et dernière partie de l'interview accordée par le peintre numérique Iss'n'Kor. Celle-ci est, ma foi, plus longue que la première. Outre de découvrir et de vous faire découvrir, le cas échéant, un peintre numérique, vous l'aurez compris l'intérêt de ce type de questionnaire est aussi de connaître son univers et sa passion. Si vous aussi, vous pratiquez la peinture la peinture numérique à titre professionnel ou en tant que loisir, n'hésitez pas à répondre au questionnaire qui sera publié sur ce blog. Il n'est, bien entendu, pas nécessaire de répondre à toutes les questions.
François Colin : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?
Iss’n’kor : http://blogenkor.canalblog.com
FC : Votre site/blog vous a t'il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?
Iss’n’kor : Non, mais il faut dire que je ne les cherche pas vraiment. Les contacts pro, ça se provoque.
FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site et/ou en exposition ?
Iss’n’kor : Il m’arrive de faire des captures d’écran d’une peinture numérique au fur et à mesure de son élaboration parce que je trouve ça rigolo, mais je n’ai jamais fait de tuto. Eventuellement si on me demande.
FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?
Iss’n’kor : Je n’ai pas vraiment la fibre pédagogique.
FC : Quel est le format moyen de vos créations ou imprimez vous à la demande ?
Iss’n’kor : Je n’ai qu’une imprimante A4, donc je ne fais jamais de peinture excédant de format.
FC : Etes vous en contact avec d'autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
Iss’n’kor : J’ai des potes qui mettent leur dessins et autres planches de BD en couleur, mais ce n’est pas vraiment de la peinture numérique.
FC : Etes vous en contact avec des artistes d'autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
Iss’n’kor : Je fais partie d’une assocation, l’Associationenoz, et des fois on édite un numéro de notre Fanzine OZ. On échange via nos blogs respectifs, notre forum, par téléphone ou sur MSN, et même parfois en vrai (oui on n’est pas des geeks complets)
FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?
Iss’n’kor : J’ai osé poster sur CaféSalé 2 ou 3 fois.
FC : Pensez vous qu'un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?
Iss’n’kor : Bof, chacun fait ce qu’il veut, mais finalement je réponds à ce questionnaire, donc je dois me sentir un peu concerné quelque part...
FC : Quels sont les autres moyens d'expression que vous utilisez régulièrement ? (autres disciplines artistiques, édition, web, forum ...)
Iss’n’kor : Je suis infographiste, donc je suis toujours en train de jongler entre Photoshop, Illustrator, In Design, Flash ou Golive voire même 3DSMAX depuis peu.
FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une exposition collective qui mélange les techniques d'expression, si non pourquoi ?
Iss’n’kor :Pourquoi pas ?
FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l'art plus accessible ?
Iss’n’kor : J’ai pas l’impression.
FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?
Iss’n’kor : La peinture numérique, c’est bon mangez en.
FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?
Iss’n’kor : Je ne sais pas, je ne me suis pas penché sur le problème…
FC : Pensez vous utile de fédérer les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?
Iss’n’kor : Pourquoi pas, ça ne peut qu’être une bonne chose.
FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l'informatique ?
Iss’n’kor : Je passe beaucoup trop de temps devant cet écran.
FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?
Iss’n’kor : Il faudrait déjà que j’en vende… Je ne sais pas, soyons fou : entre 50 et 100 € suivant le temps que j’y passe ?
FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?
Iss’n’kor : non mais pourquoi pas.
FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?
Iss’n’kor : Photoshop, parfois Painter, et avec une tablette graphique.
FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l'art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?
Iss’n’kor : Depuis à peu près 5 ans. Notoriété ? Heu… J’en suis à une moyenne de 75 visiteurs par jour sur mon blog.
FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?
Iss’n’kor : Ma Twingo est côtée 5600 € à l’Argus.
FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d'un atelier-galerie ?
Iss’n’kor : Non. Il m’est arrivé d’avoir des planches de BD exposées dans des petits festivals mais ce n’est pas le sujet je crois.
FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?
Iss’n’kor :Non.
FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?
Iss’n’kor : C’est bien là le drame : je ne m’occupe pas de ma promotion.
FC : Vous formez vous à d'autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?
Iss’n’kor : J’ai suivi récemment une formation en 3D.
FC : Classez vous la peinture numérique dans l'art contemporain, pourquoi ?
Iss’n’kor : Le procédé est contemporain mais les résultats obtenus ne le sont pas forcément dans le sens où on l’entend. Comment ça c’est pas clair ?
FC : Accepteriez vous d'exposer dans la galerie 3D de l'association Coug'Art ?
Iss’n’kor : Si c’est pour des travaux en 3D, je n’en ai pas à vous montrer pour le moment.
FC : Accepteriez vous de participez à un projet d'édition collectif de l'association Coug'Art ?
Iss’n’kor : Pourquoi pas.
FC : Pensez vous que le numérique a contribué à faire évoluer votre créativité ?
Iss’n’kor : Oui dans la mesure où j’ai tenté des choses que je n’aurais pas faites en tradi.
FC : Considérez vous que le web peut devenir un support d'expression pour un artiste numérique ?
Iss’n’kor : Certes. D’autant plus qu’une peinture numérique est bien souvent plus sympa à regarder sur un écran.
FC : Considérez vous que le web peut permettre un meilleur accès à la culture, si oui pourquoi ?
Iss’n’kor : Oui en théorie : ‘y a qu’à cliquer. Encore faut-il cliquer aux bons endroits.
FC : Considérez vous que l'évolution future des technologies numériques permettent une véritable révolution en matière de création artistique ?
Iss’n’kor : La révolution est déjà en marche ! Tadaaaam !!!
FC : Considérez vous que le peintre numérique est, par nature, un artiste multimédia ?
Iss’n’kor : A mon avis il est artiste tout court.
FC : Quelles autres formes d'expression numérique expérimentez vous ou souhaiteriez vous expérimenter ?
Iss’n’kor : A quand l’outil femme-pinceau d’Yves Klein sur Photoshop ?
FC : La production de peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?
Iss’n’kor : Elle est plutôt périphérique mais a de plus en plus tendance à interférer dans mon activité professionnelle, ce qui me ravit.
FC : La peinture numérique, la création artistique est elle un besoin pour vous, si oui pourquoi ?
Iss’n’kor : Oui. Les jours où je ne dessine pas, ça me fout limite les boules. Bon j’exagère mais c’est presque ça.
FC : Considérez vous bien gérer la diffusion de votre peinture numérique, si non pourquoi ?
Iss’n’kor : Je ne la gère pas. C’est surtout un loisir, envahissant, mais un loisir quand même.
FC : La peinture numérique, en terme de production, est elle, pour votre expérience, une activité rentable, même en tant qu'activité d'appoint ?
Iss’n’kor : Je ne cherche pas à tirer profit de mes travaux.
Lisez la première partie de l'interview
mardi 17 juillet 2007
1ere partie de l'interview du peintre numérique Iss’n’kor
Je poursuis ma série d'interviews de peintre numérique en la personne de Iss’n’kor dont j'avais, dans un précédent billet, présenté le blog et quelques unes de ses productions. Comme le nombre de questions de la dernière mouture de l'interview est assez important, je vous la propose en deux parties.
François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Iss’n’kor : dessiner ou peindre avec un logiciel de dessin ou de retouche d’image installé sur un ordinateur, au moyen d’une souris ou d’une tablette graphique.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
Iss’n’kor : la peinture numérique apporte un certain confort et une sécurité que ne permet pas vraiment la peinture traditionnelle. Pas de matériel encombrant (pratique quand on vit dans 19 m2), pas de pinceaux à nettoyer, et surtout la possiblité de revenir en arrière (vive le ctrl z !) et d’enregistrer plusieurs versions d’un même travail.
FC : Comment et à quel moment, avez vous abordé la peinture numérique?
Iss’n’kor : Quand j’ai commencé à me familiariser avec Photoshop, à la fin de mes études. J’ai voulu essayer de mettre en couleurs mes dessins, et puis j’ai commencé à parcourir les fantastiques pages du forum Café Salé : ça donne forcément envie.
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
Iss’n’kor : En ce qui concerne la peinture numérique, je travaille presque uniquement d’après photo. Disons que je m’entraîne pour être par la suite capable de créer entièrement un paysage, sans modèle. Il n’y a qu’avec Artpad que j’ose parfois faire des trucs qui sortent de mon imagination. Le côté rudimentaire du logiciel m’y pousse sans doute.
FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
Iss’n’kor : J’expose surtout dans mon blog en fait. Et aussi sur les murs de mon bureau, au travail. Les réactions sont plutôt positives.
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
Iss’n’kor : Il m’arrive de faire des peintures pour des amis, d’après des photos qu’ils me fournissent.
FC : Avez vous une exposition en cours ou à venir?
Iss’n’kor : Rien de prévu, non.
FC : Quelles sont les artistes proches de votre univers artistique ?
Iss’n’kor : Mes modèles ne sont pas forcément des gens qui font de la peinture numérique. Mais pour rester dans le sujet, je citerais Sparth et Cali (de Calirezo).
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
Iss’n’kor : Je n’ai pas vraiment de conseils à donner… Ils sont les mêmes que ceux qu’on m’a donné pour le dessin en général : il faut dessiner, dessiner et… dessiner.
FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
Iss’n’kor : Je ne me pose pas trop ce genre de questions. Je pense que c’est une discipline encore jeune.
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
Iss’n’kor : Pour bloguer, surfer, tchatter, regarder la tv.
jeudi 5 avril 2007
Interview du Peintre Numérique Jean Poumarede
François Colin : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Jean POUMAREDE : La peinture numérique marque la simple manifestation de l'évolution de notre société. Elle est une forme nouvelle d'expression picturale en concomitance avec son époque avant que d'autres ne soient découvertes et s'inscrit dans la lignée des medias qui l'ont précédée comme l'empreinte laissée par notre civilisation technologique.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
JP : Comme toutes nouveautés ,la peinture numérique apporte son lot d'avantages et d'inconvénients. Essentiellement, elle autorise la spontanéité et donc la trajectoire directe de la conception à la réalisation grâce à une mise en scène rapide du sujet.Les limites de l'écran permettent une concentration et une maîtrise de tout instant . En sus ,ce qui est essentiel pour moi ,cette technique permet en partie de répondre à l'interrogation de Jonas ( cf la nouvelle de CAMUS)..."solitaire ou solidaire?"L'artiste numérique peut à tout moment répondre à son environnement humain et matériel.Il n'est plus enfermé dans son atelier.... d'ivoire.Les pinceaux (sic) peuvent être abandonnés d'un simple clic .La palette ne sèche plus....et autres multiples fonctionnalités qui isolent le peintre. A contrario les dimensions de l'écran restent un handicap à surmonter pour des oeuvres de grandes dimensions.
FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
JP : Après avoir travaillé l'acrylique durant de nombreuses années , j'ai découvert la peinture numérique comme M.Jourdain a découvert la prose.Elle existait et je m'évertuais il y a de cela une vingtaine d'années à l'inventer.La constance et le hasard ont fait le reste.
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
JP : La plupart de mes oeuvres (hors commandes) traitent de la liberté (du moins de sa forme humaine :la libération) Et je mets en scène cette idée au travers de sources d'inspiration récurrentes.La femme, de par son statut social d'une part et ce qui va avec le poids de l'histoire et de l'Histoire, occupe une place privilégiée .Le Maroc où je vais et retourne depuis plus de vingt ans qui représente une situation en pleine évolution ,en constante (même si cela peut paraître lent à nos regards occidentaux ) libération et enfin l'Egypte d'hier et d'aujourd'hui dont la stupéfiante pérennisation de la vie quotidienne depuis 5 millénaires joue a contrario un épisode révélateur de l'Histoire du monde et qui est le coeur même du symbolisme. Il est vrai que je me qualifie volontiers de symboliste Je tente de mettre mes sujets ou le spectateur ,voire les deux , en situation de réflexion (interrogation,désir,songe,rêve ,espoir, continuité et rupture...., etc...) En un mot j'essaye , je dis bien j'essaye et ne réussis pas toujours ,d'aller au-delà de l'image visible.D'où ma ...plongée dans la civilisation-mère égyptienne où détail révélateur ,dans son panthéon l'on distinguait libération (essentiellement militaire d'ailleurs) pour les vivants et liberté qui prenait la forme de l'oiseau-bâ s'envolant à la mort de l'individu (certains exégètes font le parallèle avec notre ...âme) La force du symbole est bien connue .Elle mène le monde depuis la nuit des temps.Et tous les dictatures ,quelque soit leur apparence même les plus attrayantes (cf les publicitaires) l'ont utilisée et l'utiliseront toujours.D'où le danger de tomber dans l'allégorie souvent creuse.
FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
JP : J'ai beaucoup exposé aux quatre coins de France .J'expose de moins en moins (une à deux fois dans l'année désormais) et n'exposerai plus qu'à une demande instante. Je m'oriente désormais vers les manifestations ciblées ( festival ,concours ,etc...) Bien que la réaction du public fût celle que j'attendais -( la peinture numérique sort à peine du berceau )- à savoir très bon accueil dans un premier temps puis scepticisme ,défiance voire rejet dès lors que l'on parle de peinture numérique.L'ordinateur étant considéré comme le démiurge et le peintre comme un falsificateur.On se lasse d'expliquer .En matière d'éducation ma patience a des limites. Et ceci vaut autant pour les galeristes qui économie oblige suivent et souvent précèdent leurs visiteurs dans une espèce d'auto-censure.
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
JP : J'ai réalisé plusieurs commandes .Uniquement des portraits.
FC : Quel est votre rythme de travail et pouvez vous expliquer votre méthode de travail à l'aide d'une oeuvre récente?
JP : Etant piètre dessinateur je tente de compenser mes lacunes par le travail . Je peins environ 6 à 7 heures par jour. Je pars d'une idée ,d'une situation très souvent vécue au cours de mes voyages.Idée naissant d'une situation que j'ai la plupart du temps fixée sur la pellicule au cours de mes voyages .( Photos très souvent volées -pas toujours ...bakchich- à l'insu des protagonistes. Que le diable me pardonne) Dans un premier temps je réalise l'esquisse à la tablette numérique ce qui est le plus difficile pour moi. Esquisse sur une ou plusieurs pages eu égard à la grandeur de l'oeuvre finale et à la complexité de la composition L'écran n'est pas extensible. Ensuite comme tout un chacun je peins.
Arrière-plan:
Il s'agit d'un logement au fond d'une ruelle étroite ,la plus sombre possible afin de donner un sentiment d'enfermement et d'obscurantisme. La fenêtre ( bleue mais grillagée) indique que l'on (?) a la possibilité de regarder dans la ruelle .Mais il n'y a pas grand-chose à voir en dehors de quelques ruelles adjacentes elles-même sombres (peut-être des culs-de-sac ,allez savoir...) détail.....la ruelle existe .Elle est située près du Palais de la Bahïa à Marrakech.
Premier plan:
Trois femmes arabes(les voies de la liberté sont encore plus épineuses pour elles) et même pour l'une d'entre elles certainement d'origine gnaoua.(eu égard aux traits de son visage) Trois femmes au pas ferme à l'allure décidée,sûres d'elles-même.Dialoguant et donc communiquant comme celle de gauche,réfléchie pour celle du centre, vérifiant sa mise en toute liberté ,dans la rue,pour celle de droite. En un mot trois femmes posant leurs pieds dans les prémices (extrême clarté des tons) de ce qui pourrait s'appeler la liberté.
Plan intermédiaire:
Travail sur le symbole que j'ai dénommé à défaut d'un autre vocable ,l'embrasement du couple espace-temps.Il permet de représenter d'une part sur la même image ,en une seconde ,ce qu'il faudra des années et de multiples lieux et occasions à réaliser , d'autre part il symbolise l'énergie ,la douleur ,la conscience ,etc....(au spectateur d'y mettre ses affects) nécessaires pour passer de l'arrière-plan au premier plan.
Commentaires: la ruelle est étroite comme " la porte" biblique...
Ensuite je réunis les trois tableaux en un seul selon la composition voulue .Je retravaille le tout au pinceau (pardon... stylet). Je signe
FC : Avez une exposition en cours ou à venir?
JP : Exposition à venir:
2° Salon international des petits formats
Centre Culturel Christiane Peugeot
62,avenue de la Grande Armée 75017 PARIS
Du 29 novembre au 4 décembre 2006
Soirée-vernissage le 30 novembre de 18 à 21h
Organisé par le Who's Who Art Club International _ LAUSANNE.
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Concours du Prix Webcolor - Seriante (BERGAME) ITALIE
(Résultats en janvier 2007)
FC : Quels sont vos artistes de références?
JP : En premier lieu ,tel un phare dans ma nuit, Salvador DALI qui a su allier l'esthétisme des formes à l'idée et les peintres surréalistes en général Magritte plus particulièrement qui a largement influencé les publicitaires du XX° siècle. Certains symbolistes ont contribué à approfondir ma démarche comme Gauguin et Klimt. Leur travail sur les à-plats notamment. Plus éloignés dans le temps mais qui ont laissé des traces indélébiles d'autres aussi continuent à me bouleverser, tels Géricault pour son travail de composition (le radeau de La Méduse) ,et Goya pour la lumière de ses oeuvres et leur sensualité flamboyante.
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
JP : Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres ,surtout en matière artistique ,il faut faire ce que l'on aime ,ce que l'on sent avec sa tête et ses tripes même si cela n'aboutit pas. Commencer ses gammes par la pratique des medias traditionnels (gouache,aquarelle,acrylique,.... La peinture numérique a ceci de dangereux qu'elle autorise au début toutes les audaces mais très vite elle vous renvoie à vos limites.Donc beaucoup de modestie. Avoir une idée et s'y tenir (elle sert de boussole quand on est perdu). Surtout ne pas travailler en fonction des réactions du public (multiple,ondoyant et divers) à moins d'y laisser son âme. Une bonne dose de courage et d'opiniâtreté comme dans toute discipline nouvelle.Le fait d'être (encore maintenant) un pionnier se paie .La reconnaissance viendra après la mort ....peut-être.(cf Van Gogh qui se retourne dans sa tombe en entendant de son oreille valide le prix de ses toiles). Pour terminer 80% de travail ,15% de talent et 5% de chance.Mais ceci est valable pour toute entreprise.
FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
JP : La peinture numérique est encore à ces balbutiements même auprès des professionnels ou considérés comme tels. Elle possède un lourd handicap qui est l'utilisation de l'ordinateur. Si l'ordinateur est dans toutes les maisons ,il n'est pas encore dans les têtes. Il n'est pas devenu l'objet courant ,l'outil que sont le pinceau ou le fusain. Le problème de sa reconnaissance tient paradoxalement selon de ses possibilités infinies offertes. Entre les collages numériques ,les détournements d'images ,les retoucheurs de photos ,les fractales ,les animations 2D ,3D , les homogrammes ,la peinture numérique en tant que ....numérique se noie et le public comme les professionnels (architectes d'intérieur notamment) vont au plus court ,sans nuance. La peinture numérique fera parler d'elle quand on oubliera ...qu'elle est numérique et qu'elle sera devenue une expression picturale comme les autres.Comment arriver à cela? Je n'ai malheureusement pas la solution. Cela peut passer par un autre vocable mais je n'en ai pas d'autre à proposer et peut-être surtout par un plus grand nombre de peintres numériques et donc avec le temps. Le pis est qu'elle disparaisse comme une tentative avortée d'une époque ( cf "le nouveau roman" en littérature bien qu'il ait valu un Prix Nobel à la France) ,une petite boursouflure sur une toile.Rien ,quoi! Restera l'aventure . Et rien que pour cela je ne désespère pas...
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
JP : Gestion de mon site, visites (rares ) sur internet.
Nouvelle série de questions
FC : Présentez vous vos œuvres sur un site ou un blog, si oui quelle est son adresse ?
JP : http://perso.orange.fr/jean.poumarede/index.htm
FC : Votre site/blog vous a t'il permit des contacts professionnels, si oui de quel nature ?
JP : Mises en relation avec galéristes et marchands d'art
FC : Partagez vous votre méthode de travail sur votre site ou en exposition ?
JP : Oui en exposition
FC : Transmettez vous votre savoir au travers de votre site ou en atelier ?
JP : Non
FC : Quel est le format moyen de vos créations ou travaillez vous à la demande ?
JP : Formats: du 40x50cm au 80x60cm
FC : Etes vous en contact avec d'autres artistes numériques, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
JP : Contacts quasi quotidiens via courriel ,téléphone et sites d'expos dédiés aux peintres numériques ou non
FC : Etes vous en contact avec des artistes d'autres expressions, échangez vous régulièrement et par quel biais ?
JP : Oui. Idem les moyens ci-dessus
FC : Participez vous à des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger sur la création numérique ?
JP : Non
FC : Pensez vous qu'un peintre numérique doit être un porte-parole de cette discipline artistique ?
JP : Non
FC : Quels sont les autres moyens d'expression que vous utilisez réguliérement ? (autres diciplines artistiques, édition, web, forum ...)
JP : Tapisseries et sculptures
FC : Participez vous ou souhaitez vous participer à une expositon collective qui mélange les techniques d'expression, si non pourquoi ?
JP : Oui j'ai participé très souvent à ce genre de manifestations.
FC : Pensez vous que le numérique et ses moyens de diffusion rende l'art plus accessible ?
JP : Non
FC : Que diriez vous à un public non amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?
JP : Aux sceptiques je préconise de se mettre devant une palette graphique et d'essayer.
FC : Pensez vous que la région dans laquelle vous exercez votre art, mette suffisamment en avant cette discipline ?
JP : Non , Zéro
FC : Pensez vous utile de fédérez les peintres numériques, voire les différentes disciplines artistiques numériques ?
JP : Non. Il existe déjà assez de chapelles
FC : Au delà de votre talent artistique, quel est votre rapport à l'informatique ?
JP : Utilisation domestique. Sans plus.
FC : Quelle est la fourchette de prix dans laquelle vous inscrivez vos œuvres ?
JP : De 400 à 2000 €. œuvres encadrées.
FC : Participez vous à des évènements liés à la promotion de la peinture numérique, si non souhaiteriez vous le faire ?
JP : Oui.Festival international des Arts Numériques du Val d'Argent.Programme "Artist Digital Art" d'Elisabeth MANSCO ( Espagne)
FC : Avec quel logiciel travaillez vous en priorité et quels sont les périphériques que vous utilisez pour produire vos œuvres ?
JP : COREL DRAW
FC : Depuis combien de temps exercez vous dans l'art numérique et comment définiriez vous votre niveau de notoriété ?
JP : 10 ans. Notoriété selon la formule consacrée d'un Artiste en milieu de carrière
FC : Etes vous côté, si oui dans quel annuaire ?
JP : DROUOT COTATIONS
FC : Exposez vous régulièrement en galerie, y compris la votre si vous disposez d'un atelier-galerie ?
JP : J'ai exposé au rythme de deux à trois fois par an en galerie.Désormais je m'oriente vers des manifestations
plus ciblées du genre "Centre Culturel d'Egypte de Paris " à l'automne 2007
FC : Avez vous déjà participé à des ventes publiques ?
JP : Non
FC : Vous occupez vous de votre promotion, si oui avec quels outils, si non par quelle agence êtes vous représenté ?
JP : Non. Etant totalement inapte à ce genre d'exercice
FC : Vous formez vous à d'autres logiciels pour optimiser votre production artistique, si non pourquoi ?
JP : Non. Les logiciels sont trop chers d'une part et secundo ils ne sont que des outils. La peinture reste ma priorité
FC : Classez vous la peinture numérique dans l'art contemporain, pourquoi ?
JP : Oui grâce aux outils qui l'autorise et non car pour moi la peinture numérique n'est tout compte fait qu'un avatar
de la peinture en général
FC : Accepteriez vous d'exposer dans la galerie 3D de l'association Coug'Art ?
JP : Oui, si j'arrive à comprendre sa mise en forme.
FC : Accepteriez vous de participez à un projet d'édition collectif de l'association Coug'Art ?
JP : Cela dépendra des termes de ce projet .
FC : Vous intéressez vous à d'autres disciplines numériques que la votre, si oui lesquelles en citant quelques artistes ?
JP : Oui mais uniquement en spectateur attentif
FC : Pensez vous que le numérique a contribuer à faire évoluer votre créativité ?
JP : Oui
FC : Considérez vous que le web peut devenir un support d'expression pour un artiste numérique ?
JP : Oui à condition d'avoir toujours un pied ancré dans la réalité.
FC : Considérez vous que le web peut permettre un meilleur accés à la culture, si oui pourquoi ?
JP : Oui avec moult réserves.Un supplément genre memento.Mais attention très rares sont les bonnes sources
FC : Considérez vous que l'évolution future des technologies numériques permettent une véritable révolution en matière de création artistique ?
JP : Tout dépendra du public (surtout français) qui pour le moment me semble assez fermé à ce genre d'évolution
FC : Considérez vous que le peintre numérique est, par nature, un artiste multimédia ?
JP : Non
FC : Quelles autres formes d'expression numérique expérimentez vous ou souhaiteriez vous expérimenter ?
JP : Aucune
FC : La peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?
JP : Oui
FC : La peinture numérique, la création artistique est elle un besoin pour vous, si oui pourquoi ?
JP : Elle est indispensable comme l'air que je respire.La création est une révolution permanente de la conscience.
FC : La peinture numérique est elle au centre de votre activité professionnelle ou en est elle périphérique ?
JP : Oui
FC : Considérez vous bien gérez la diffusion de votre peinture numérique, si non pourquoi ?
JP : Non. Je n'ai aucune aptitude au commerce et donc suis incapable de me ....vendre
FC : La peinture numérique, en terme de production, est elle pour votre expérience une activité rentable, même en tant qu'activité d'appoint ?
JP : Même pas une activité d'appoint en termes sonnants et trébuchants.Normal ....l'art n'a pas de prix!
Découvrez l'artiste Jean POUMAREDE sur le web
http://perso.orange.fr/jean.poumarede/index.htm
http://perso.wanadoo.fr/jean.poumarede/index.htm
http://quebec.to/c/microdess
mardi 3 avril 2007
Interview égocentrée

A l'occasion de la dernière mouture de ma série d'interview de peintres numériques, je viens de me rendre compte que je n'avais pas participé à la première. Donc acte, ce qui vous permettra de mieux me connaitre et vous fournira, pour peu que cela vous intéresse, des informations plus personnelles que le profil technique de ce blog. Attention, expérience schizophrénique.
Comment définir la peinture numérique?
Pour éviter de me répéter, je vous
renvoie à deux précédents billets, sur ce blog :
définition technique de la peinture numérique et
comprendre la peinture numérique.
Qu'est ce que cette
technique m'apporte par rapport à un autre médium?
Tout d'abord, un espace compact de création qui
m'épargne la gestion domestique du matériel comme les
pastels et les pinceaux. Surtout, le fait que la création
logicielle me permette grâce à la « gestion des
calques » de mieux appréhender la composition dans
l'espace et l'incontournable « ctrl+z » qui permet de
toujours pouvoir se reprendre. Et le stockage plus pratique des
œuvres.
Comment et à quel moment, ai je abordé
la peinture numérique ?
Formé en tant que tel, j'exerce en tant
qu'infographiste, ce qui m'améne à exploiter
l'ordinateur comme outil de mise en page et d'illustration. J'ai
démarré une véritable production numérique
personnelle vers 96 en combinant assez naturellement ma passion pour
l'informatique et le dessin et en découvrant, à cette
époque, l'émergence d'artistes purement numériques.
Quelles sont mes sources d'inspiration et comment définir mon travail ?
© François Colin - La bonne nouvelle
Dans mes sources, je ne citerais qu'un seul peintre :
Edward Hopper, dont je n'égale malheureusement pas le talent, plus pour son esprit de travail sur le sujet et le
décor et le fait qu'il peigne ce qu'on ne voit pas : les
sentiments et les sensations. Sinon, c'est plutôt le graphisme,
l'illustration et la bande dessinée qui m'ont amené à
gouter au dessin. Je me considére comme faisant partie de la
figuration libre.
Quelles sont les réactions générales
du public dans mes expositions ?
Je n'expose plus, dans la mesure où je me
concentre sur mes ateliers d'initiation à la création
numérique. Après un intérêt lié au doute,
à la curiosité et une période de questionnement, le public, devant ma persistance à exposer des œuvres numériques, a dépassé
l'aspect technique pour acheter mes « images ».
Est
ce que je réalise des travaux de commande ?
Mise en page, illustration et impression numérique petite quantité.
Ai
je une exposition en cours ou à venir ?
Personnelle, non mais collective peut être
Quels conseils apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
De s'imprégner, avant tout, d'autres formes d'art et de
se forger sa propre culture artistique.
La peinture numérique
est elle suffisamment connue en tant que discipline artistique
et si non, pourquoi ?
Il y a encore quelques années, j'aurais dis non,
mais je constate depuis lors que la peinture numérique fait
son chemin comme forme d'expression artistique par la régularité
des artistes eux même.
Pour quel autre usage j'utilise
régulièrement mon ordinateur ?
Maintenance du blog « La Toile Numérique », contacts mail, veille d'informations concernant l'art numérique et lecture régulière de nombreux sites et blog qui traite d'art, de graphisme et des technologies web.
Ce blog m'a t'il permis des contacts professionnels ?
Prestations graphiques et d'impression numérique,
mise en place d'atelier de création numérique et, plus
étonnant, invitation à m'exprimer sur « la
culture en réseau » aux ReWICs de Charleroi.
Est
ce que je partage ma méthode de travail via le web ou en
exposition ?
Dans le cadre d'exposition, j'avais mis en place des
démos qui ont finit par prendre le pas sur le contenu de
l'exposition, donc j'ai arrêté. Sur le blog de l'association, j'ai fait
le choix de ne pas mettre en ligne de tutoriaux personnels, parce que
j'estime que chacun travaille comme il l'entend et je trouve assez
étrange cette vogue de tutoriaux d'artistes qui, selon moi,
mettent en avant l'aspect technique au détriment de
l'artistique, même si on peut convenir que cela assure la
promotion de la création numérique et que cela réponde
à la curiosité de public.
Quel est le format
moyen de mes créations ?
J'ai fait le choix économique de limiter mes
formats au A4 (21x29,7 – Quoique je n'exclus pas l'achat d'une
imprimante A3 « bande » comme me l'avais fait découvrir
l'artiste Gérard Elleboudt et qui permet de travailler de
grand format par la technique du marouflage) pour gérer seul
mes impressions et parce que j'ai constaté que les petits
formats étaient plus facilement « accrochables »
dans un intérieur (on a toujours besoin d'un petit tableau
chez soi).
Suis je en contact avec des artistes d'autres
expressions ?
Oui, peintres, graveurs, photographes. Par mail,
expositions ou autour d'un verre.
Est ce que je participe à
des forums (web ou physiques), conventions ou salons pour échanger
sur la création numérique ?
Je me suis éloigné des forums web en constatant comme Patrick Chaudesaigues, que les discussions se limitaient souvent à des échanges de procédés techniques ou de présentation d'œuvres. De plus l'écran fait office de filtre et altére, dans certains cas, la sincérite des discussions. Je parle indirectement de la création numérique au travers de l'association Coug'ART, lorsque celle ci peut être présente dans des forums physiques.
Un peintre numérique doit il être un porte-parole de cette discipline artistique ?
Même si, de fait, un peintre numérique est
l'un des représentant de cette discipline artistique, je
partage l'avis de Jean Pourmaréde, il n'y a pas lieu de faire du
prozélitisme, ce qui est d'ailleurs, à mon avis,
contre-productif.
Quels sont les autres moyens d'expression
que j'utilise régulièrement ? (autres disciplines
artistiques, édition, web, forum ...)
Comme moyen numérique, ce blog, quasi
exclusivement. Je m'étais risqué au modelage
en terre, sans grand succès. Je ne suis guère doué
pour le volume.
La peinture numérique doit elle être
présente dans une exposition collective qui mélange les
techniques d'expression ?
Oui, car la peinture numérique est avant tout un
art et qu'il serait dommage de l'enfermer dans une thématique.
D'autre part, je soutiens l'idée que par nature la peinture
numérique participe de l'art imprimé comme la gravure.
Je connais d'ailleurs un peintre amateur qui s'est mis sur le tard au
numérique et que j'avais initié, qui participe
régulièrement à ce type d'exposition qui mélange les techniques d'expression.
Le
numérique et ses moyens de diffusion rend il l'art plus
accessible ?
Ma réponse sera mitigée. Autant, le web
permet la découverte d'artistes, autant il ne permet pas de
toute façon de généraliser l'attractivité
en direction de la création.Cela sera toujours les amateurs
qui iront en direction des artistes et toutes les technologies
numériques n'y pourront rien et ne démocratiseront pas l'accès à la culture. Après tout, on vit très
bien sans s'intéresser à l'Art, bien que je considère
qu'on vit mieux en s'y intéressant. Le numérique a une
fonction pratique, à la base et l'art ne répond à
aucun besoin.
« Un artiste est une personne qui crée des
choses dont les gens n'ont pas besoin mais, pour une raison
quelconque, il pense que ce serait une bonne idée de leur
apporter. »
[Andy Warhol]
Que dire à un public non
amateur pour promouvoir cette discipline artistique ?
Qu'il ne faut pas la considérer comme un
aboutissement de l'expression artistique mais comme un choix qui
nécessite avant tout un acquis artistique au service duquel se
met l'ordinateur.
La région dans laquelle j'exerce met elle suffisamment en avant cette discipline ?
Si on parle spécifiquement de la peinture
numérique, clairement non. Mais je pense que la promotion
véritable se fait par les artistes eux même, bien qu'on puisse déplorer l'absence d'outil public dédié à cette discipline artistique. J'ai, par ailleurs, constaté que les décideurs politiques et institutionnels n'avait pas intégré la culture numérique et multimédia. Il n'est pas étonnant alors de constater que le taux de « connectés » est plus important en Estonie et en Lituanie qu'en France.
Est
ce utile de fédérez les peintres numériques,
voire les différentes disciplines artistiques numériques
?
Tout dépend de l'objectif, pour un rôle
organisationnel et promotionnel, pourquoi pas, bien qu'il serait
étrange de ne parler que des peintres numériques, ce
qui aurait tendance à créer une chapelle de plus. Et comme dans l'art, les approches artistiques et techniques sont tellement nombreuses, les artistes sont quasiment des chapelles eux même voire des bunkers. Cela aurait comme avantage de démarquer ceux dont la création numérique correspond à un besoin économique des autres.
Au
delà de mes créations artistiques, quel est mon rapport à
l'informatique ?
J'ai démarré avec un ZX81, il y a plus de
20 ans et depuis lors je reste passionné par l'informatique,
les technologies numériques et le web. Je ne suis pas un
expert, dans la mesure où je me concentre sur le software mais je suis classé dans les utilisateurs très
expérimentés.
Quelle est la fourchette de prix
dans laquelle j'inscris mes œuvres ?
Entre 1€ pour les déclinaisons (marque-page) et 30€ pour
l'œuvre encadrée ou marouflée.
Ai je participé
à des évènements liés à la
promotion de la peinture numérique ?
En organisant à Valenciennes, deux éditions
des Rencontres de la Toile Numérique
Quel est le
logiciel avec lequel je travaille en priorité et quels sont
les périphériques que j'utilise pour produire mes
œuvres ?
Photoshop, scanner, appareil photo numérique,
palette graphique, imprimante.
Comment définir mon votre niveau de
notoriété ?
J'exerce depuis plus de 10 ans dans la « fabrication » numérique, mais je n'ai pas véritablement de notoriété en tant que peintre numérique.
Suis je côté ?
Pas du tout
Est ce que j'expose régulièrement en galerie ?
Non plus
Ai je déjà participé à des ventes publiques ?
Non plus
Comment je m'occupe de ma promotion ?
D'une certaine manière, grâce à ce blog mais je suis conscient que je devrais être plus virulent quant à mon auto-promotion.
Est ce que je me forme à d'autres logiciels pour optimiser votre production artistique ?
Non pas vraiment, dans ce sens où les autres logiciels de création que j'aborde ne participe pas à la création de mes peintures numériques. Mais cela me permet d'enrichir mon univers de création.
La peinture numérique est elle à classer dans l'art contemporain ?
J'hésite à répondre franchement oui. Autant
l'art multimédia, est clairement inscrit dans l'art
contemporain, autant la peinture numérique qui est une «
niche » de l'art numérique ne s'y inscrit pas à
mon sens. Je dirais que c'est l'esprit de travail qui qualifie une
œuvre de contemporaine plus que la technologie même numérique.
Quelles sont les autres disciplines numériques
auxquelles je m'intéresse ?
L'animation de synthèse et notamment les productions de
Christian PAVET
Le numérique a t'il contribué à
faire évoluer ma créativité ?
Dans la mesure où le numérique m'a permit de mieux
appréhender l'espace de composition et que quelques outils ou
fonctions intéressantes me permettent d'obtenir des résultats
que je serais incapable d'obtenir autrement, j'aurais tendance à
répondre oui bien que ma thématique reste la même
du pastel à la palette graphique.
Le web peut il
devenir un support d'expression pour un artiste numérique ?
Tout dépend de quelle expression on parle, en ce qui
concerne l'expression artistique, j'ai du mal à considérer
qu'un site puisse être un support final mais pour la diffusion
des œuvres, l'échange et la communication, voire la vente en ligne, il me semble qu'il
devient incontournable pour un artiste numérique.
Le
web peut il permettre un meilleur accès à la culture ?
Dans le sens où il abolie les frontières et qu'il
permet de découvrir l'exposition temporaire d'un musée
new-yorkais, oui, mais comme je l'écrivais précédemment,
croire qu'il démocratisera l'accès à la culture
pour tous est une idée fausse. Pour schématiser
j'écrirais ce que j'ai entendu de la bouche d'un directeur
d'Espace Culture Multimédia, que « Fracture sociale +
Fracture numérique = Fracture culturelle »
Est ce
que l'évolution future des technologies numériques
permettra une véritable révolution en matière de
création artistique ?
En ce qui concerne la création d'œuvres collectives et
la diffusion artistique, je pense que oui.
Le peintre numérique
est il, par nature, un artiste multimédia ?
Non bien sur
Quelles sont les autres formes d'expression
numérique que je souhaiterais expérimenter ?
L'animation style dessin animé me tente assez, j'expérimente pour
l'instant.
La peinture numérique, la création
artistique est elle un besoin pour moi ?
Pour être honnête, je ne pourrais plus vivre sans
ordinateur. Le dessin et l'image sont complètement intégrés
dans mes activités quotidiennes
La peinture numérique
est elle au centre de mon activité professionnelle ou en est
elle périphérique ?
En terme de production, elle est périphérique
Est
ce que je gére bien la diffusion de ma peinture numérique,
si non pourquoi ?
Peut être que je ne frappe pas assez vite aux bonnes portes,
mais le relationnel commercial, c'est de la compétence et du
temps.
La peinture numérique, en terme de production,
est elle pour mon expérience une activité rentable,
même en tant qu'activité d'appoint ?
Soyons clair, en ce qui me concerne lorsque j'exposais même si en deux jours, je faisait un salaire d'un mois, compte tenu des frais et du temps investi pour l'organisation, la rentabilité n'était que relative. C'est pour cela que je me suis orienté vers l'animation d'ateliers de création numérique.
La prochaine interview en ligne sera celle du peintre numérique Jean Poumaréde que je remercie encore de s'être prêté au jeu.
samedi 20 janvier 2007
Ce qu'en dit l'artiste numérique Maurice ODIC
Je suis heureux de constater le succès que rencontre ton interview !
[ Lire les interviews des artistes numériques ]
Sur
la question de la dénomination de notre art ; je pense pour ma part que
le numérique s’inscrit dans l’évolution des techniques au même titre
que le passage des couleurs à broyer aux couleurs toutes préparées
quelle soit à l’huile, à l’eau ou l’acrylique. L’expression «
peinture numérique » me semble convenir afin d’informer le public sur
ce que l’ont lui donne à voir, mais il n’est pas question de se laisser
enfermer dans une catégorie. Je suis tout à fait d’accord avec F.Esnault et G.Wibin, il me semble que le terme « infographie » devrait être réservé aux techniques graphiques.
Je ne m’attends pas non plus à voir surgir, une nouvelle manière de faire, de nouveaux courants.
Ceci
dit on peut se poser la question de savoir ce que je fais là ! Il
faudra bien pendant un moment en passer par là pour que la toile
numérique soit aussi ringarde que le salon de la peinture à l’huile.
Maurice Odic
Lisez l'interview de Maurice ODIC
samedi 18 novembre 2006
Interview de la peintre numérique Jeannine Szymkun
François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Jeannine SZYMKUN : C'est une découverte extraordinaire.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
JS : Plaisir et curiosité
FC :
Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
JS :
Grâce a mon petit fils Jean et aussi a Jacky mon ami informaticien
FC :
Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
JS :
La nature en général
FC :
Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
JS :
Une fois - réaction de surprise des gens qui ne connaissent pas ce procédé et surpris aussi par l'artiste
déjà d'un certain age (72 ans) et ne peignant que depuis deux ans
FC :
Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
JS :
Oui, de nature diverse
FC :
Avez une exposition en cours ou à venir?
JS :
Oui, exposition locale
FC :
Quelles sont vos artistes de référence?
JS :
Van Gogh etc....
FC :
Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
JS :
Etre persévérant , curieux
FC :
Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant
que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
JS :
Non parce que les gens pense que ce n'est pas possible de peindre avec
un ordi que ça ne rends pas pareil qu'avec les outils traditionnels
FC :
Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
JS :
90% peindre le reste internet et écriture
Découvrez la peintre numérique Jeannine SZYMKUN sur le web
http://www.jeannine-szymkun.com
mardi 24 octobre 2006
Interview du Peintre Numérique Frédéric Esnault
François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Frédéric ESNAULT : Du point de vue technique, la peinture numérique est un procédé qui consiste à utiliser l'informatique pour répartir des couleurs sur une surface. En ce sens, elle partage un but commun avec la peinture traditionnelle, sauf qu'ordinateurs et logiciels remplacent toiles et pinceaux.
Je considère la peinture numérique comme une branche de l'infographie orientée vers une production purement artistique. Je ne crois pas que l'expression "peinture numérique" corresponde à un courant ou à un style même si l'avenir pourrait prouver le contraire. Pour le moment, il s'agit plutôt d'une technique capable d'engendrer de nombreux courants et qui peut aussi servir des styles déjà connus.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
FE : Avant tout, c'est plus pratique et plus propre ! Mais l'essentiel est ailleurs, dans la capacité inouïe de faire et défaire à l'infini, ou de partir dans une direction et d'en faire finalement plusieurs oeuvres très différentes. J'adore toutes ces possibilités d'expérimentation. Ensuite, il y a l'aspect "calcul" : les logiciels apportent aujourd'hui des fonctions vraiment nouvelles qui permettent de triturer l'image comme personne ne pouvait l'imaginer auparavant. C'est tout un univers à explorer...
FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
FE : J'ai découvert la peinture numérique en 2000. C'est arrivé par hasard le jour où on m'a mis entre les mains une tablette graphique. Ca a créé un déclic : j'ai réalisé que l'ordinateur était techniquement prêt pour ce genre d'expérimentations et très vite, les idées ont été nombreuses.
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
FE : Je n'ai pas de source d'inspiration identifiée et mon travail est difficile à définir car je n'aime pas me répéter. J'oscille entre l'abstrait et le figuratif, sans jamais avoir fait de choix clair entre les deux. Ce qui est sans doute général dans mon travail, c'est la recherche d'une émotion par l'image. Cette émotion est naturellement portée par la composition, le trait, la forme, la couleur, la texture, une esthétique classique en somme. Ce qui est plus original, c'est que j'aboutis, à force de transformations successives, à des images improbables qui dans le meilleur des cas suscitent l'étonnement et stimulent l'imagination.
FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
FE : Malheureusement, je n'expose encore qu'occasionnellement.
Il y a aussi mon site internet mais pour l'instant je le considère seulement comme une vitrine. J'aimerais en faire un véritable "lieu" d'exposition, autrement dit améliorer le confort de contemplation des oeuvres, ce qui passe par le développement de nouveaux procédés techniques.
En général, le public est intrigué par mes oeuvres. Il faut dire que sur des toiles en grand format, on peut se demander d'où elles sortent... Les gens trouvent mes oeuvres surnaturelles : on dirait de la peinture mais ça n'a pas été fait à la main, pas seulement...
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
FE : Ca ne m'est pas encore arrivé. Ca m'intéresserait de le faire mais je ne sais pas si je pourrais rester aussi créatif sous la contrainte !
FC : Quel est votre rythme de travail et pouvez vous expliquer votre méthode de travail à l'aide d'une oeuvre récente?
FE : Mon activité n'étant pas professionnelle, mon rythme est très irrégulier et dépend des fluctuations de mon temps libre.
Ma méthode évolue d'une oeuvre à l'autre. Pour celle-ci [ci-jointe], intitulée "Barbelée", j'ai commencé en dessinant les bases du visage sur mon Tablet PC, c'est-à-dire les lignes principales, ce que j'appelle la "matière brute". Ensuite j'ai utilisé un autre logiciel pour vectoriser les contours, un autre pour les déformer et un dernier pour affiner le rendu, particulièrement les couleurs et les textures. Généralement, ça passe par de longues heures de recherche et au final, je superpose des dizaines de filtres après avoir expérimenté de nombreux réglages.
FC : Avez une exposition en cours ou à venir?
FE : Je serai les 28 et 29 octobre au marché de l'art organisé par le Lions Club de Montigny le Bretonneux (Yvelines). Ca se passera à la ferme du Manet, à Montigny. Il y aura beaucoup d'artistes très différents et ça me fait plaisir de me retrouver parmi eux, preuve que la peinture numérique n'est pas mise à l'écart.
FC : Quelles sont vos références artistiques?
FE : Je n'aime pas ce mot de "référence" car il suppose un lien que je serais bien incapable de justifier. Il y a d'un côté les oeuvres des autres artistes que j'apprécie et de l'autre mes propres créations. Evidemment, les premières influencent les secondes mais le processus est souvent inconscient. Et puis je peux aussi être inspiré par des oeuvres que je n'aime pas ou que je connais mal. Peut-on alors parler de "références" ?
Pour vous situer quand même mes goûts, ils sont plutôt dans le cubisme, l'abstraction, la calligraphie et l'art nouveau. Je pense que ça transparait quand même dans mon travail.
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
FE : Je lui conseillerais d'expérimenter beaucoup en suivant son instinct. Les champs de la peinture numérique sont vastes et encore inexplorés. Personne aujourd'hui ne peut prétendre connaître les meilleurs chemins alors explorons !
FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
FE : La discipline est encore peu connue mais elle est jeune, il faut lui laisser le temps de s'imposer. L'ordinateur en tant qu'outil de création est peut être mal accepté dans l'opinion mais on vit à l'ère numérique et l'art contemporain n'en est pas à sa première controverse. Je pense que le succès de certaines oeuvres assurera naturellement le décollage. La musique électronique est passée dans les moeurs... maintenant c'est au tour de la peinture !
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
FE : Beaucoup d'autres. Je suis informaticien de profession et je passe encore beaucoup de temps à programmer. A ce propos, j'envisage de détourner ces capacités à des fins artistiques. J'ai d'ailleurs commencé le développement d'un outil de transformation de partitions musicales en oeuvres picturales, mais je n'en suis qu'au début.
Découvrez le peintre numérique Frédéric ESNAULT sur le web
http://equinoxe21.free.fr/galerie
samedi 21 octobre 2006
Interview du peintre numérique Claude-Henri CHOUARD
François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Claude-Henri CHOUARD : C'est la peinture qui utilise (entre autres moyens, mais non exclusivement) l'outil numérique pour définir des formes et des couleurs.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
C-H C : Un gain de temps, une mémorisation précise des facteurs responsables de formes et/ou de couleurs.
FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
C-H C : Il y a 10 ans environ. A l'époque, j'ai eu l'impression de l'avoir inventée, car pendant longtemps, de Bâle à Miami en passant par Kassel ou la FIAC à Paris, je n'ai rien vu dans les oeuvres peintes des artistes exposés qui relève de cette technique, ni encore moins d'artistes ou de galeristes qui en parlent.
Cette application de l'informatique à l'expression artistique picturale était la conséquence naturelle de la diffusion du numérique dans notre civilisation. En la découvrant eux aussi, bien d'autres peintres ont dû avoir l'impression comme moi d'être des novateurs.
En 2002 à New York, j'ai croisé des oeuvres dans la génèse desquelles le numérique était revendiqué. Depuis mes expos de 2003 je ne cache plus l'emploi fréquent mais non systématique du numérique dans mon travail. Mais la pictographie, terme dont je revendique la paternité, est un processus de création qui est encore mal acceptée par le public.
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration
C-H C : Le réel et uniquement les émotions agréables que sa perception me donne.
FC : Comment définiriez vous votre travail?
C-H C : C'est la satisfaction d'une pulsion instinctive. Le plaisir qui en découle me donne la certitude que ce travail va être réussi.
FC : Exposez vous fréquemment?
C-H C : NON : 1 ou 2 fois par an, dans des expos "d'amateurs".
FC : Quelles sont les réactions générales du public?
C-H C : Depuis deux ans environ, l'emploi du numérique dans mon travail est mieux accepté. Mais, au début, certaines remarques du public étaient acides ...!
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
C-H C : NON.
FC : Quel est votre rythme de travail
C-H C : Je pense tout le temps à ce que je vais peindre. Mais je n'y travaille manuellement que 30 heures par semaine environ.
FC : pouvez vous expliquer votre
> méthode de travail à l'aide d'une oeuvre récente?
C-H C : NON : ce narcissisme me gênerait : mais pour les détails de ma technique, voir mon site: http://www.peinturenumerique.net/
FC : Avez une exposition en cours ou à venir?
C-H C : Le Salon des Artistes Indépendants à Paris fin avril 2007.
FC : Quelles sont vos artistes de référence?
C-H C : Uniquement ceux que j'aime. Mais leur liste varie avec le temps. J'en découvre souvent de nouveaux, en regardant régulièrement ce que montrent les galeries parisiennes, ou les vitrines étrangères que je visite chaque fois que je le peux au cours de mes voyages.
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
C-H C : Que cette personne apporte autant d'ardeur à savoir dessiner et colorer avec sa main et les instruments classiques de la peinture, que celle qu'elle va mettre pour savoir programmer (certes avec sa main aussi...!) des fractales ou d'autres images mathématiques, ou jouer avec les subtilités des logiciels "créateurs" d'images.
FC : Pensez vous que la peinture numérique soit suffisamment connue en tant que discipline artistique?
C-H C : NON.
FC : et si non, pourquoi selon vous?
C-H C : C'est parce que tout instrument nouveau met obligatoirement du temps à être admis, surtout si ses excès néfastes sont trop précocément mis en évidence.
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
C-H C : Depuis 1978 (avec le TRS-80, puis l'Apple-two) l'ordinateur et sa programmation m'ont été professionnellement indispensables.
Découvrez le peintre numérique Claude-Henri CHOUARD sur le web
http://www.peinturenumerique.net/
Définition de la peinture numérique : http://www.peinturenumerique.net/peinturenumerique.html
Concept de la peinture numérique : http://www.peinturenumerique.net/concept.html
samedi 14 octobre 2006
Interview de la peintre numérique Carmen Manno
François COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
Carmen MANNO : Nous sommes à l'aube du possible de l'impossible ... autant de mots pour signifier la finalité de l' Art numerique. Un coup de poing dans l'encre ( car ici il s'agit de cela ) , une évasion , un probable mais aussi une fragilité .....le balbutiement de l'art se réveillant d'un lent et glorieux travail , un cri nouveau , autre , un grincement avant de se reconnaître ...
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
CM : Cette technique est encore un champ d'investigation , une patine variée et éblouissante ....une déchirure d'ecran stratifiée de couleurs , absente d'odeur , solitaire et interactive , donc plus solitaire encore et qui aura au-delà des précurseurs ses maîtres et ses créateurs.....
FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
CM : Le hasard , la curiosité , l'amour de l'art , un ami .....
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
CM : Klimt , Modigliani , Gauguin. Les maîtres qui me donnent envie de dire , de voir et de comprendre.
FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
CM : Beaucoup expose depuis ...des titres mais incompréhension ou curiosité ....le silence pour le moment est pour moi important , mon ami Jean Poumarede , connait et suit ce déchirement et , ici , je l'en remercie ....
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
CM : Jamais. Je ne sais pas faire cette démarche mais je ne la renie pas pour autant.
FC : Quel est votre rythme de travail et pouvez vous expliquer votre méthode de travail à l'aide d'une oeuvre récente?
CM : Mon temps est celui de l'evasion , du moment , ...le contraire de la contrainte ....avec une discipline et le questionnement .
FC : Avez une exposition en cours ou à venir?
CM : Refusée , reportée ...
FC : Quelles sont vos artistes de référence?
CM : Bien sur l'orientalisme .... terre d'enfance
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
CM : Puissance et humilité.
FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
CM : Pas inconnue , mal connue , ....le temps dira ....la saveur des sensations primitives , le numerique sera une orchestration , bidimensionnelle , avant de se confronter à la durée .
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
CM : Curiosité , courrier , tout .....
Découvrez la peintre numérique Carmen MANNO sur le web
http://www.artmajeur.com/carmenmanno/
mercredi 11 octobre 2006
Interview du Peintre Numérique Christian Pavet
FRANCOIS COLIN : Comment définiriez vous la peinture numérique?
CHRISTIAN PAVET : Création d’œuvre picturale en utilisant l’outil informatique.
FC : Qu'est ce que vous apporte cette technique par rapport à un autre médium?
CP : La liberté absolue. En expression traditionnelle de nombreuses années vous sont nécessaire pour maîtriser la technique. Le numérique outre passe cet état et offre une multitude d’outils abordable au plus grand nombre. Devant l’écran noir vous n’avez qu’une seule limite « Votre imagination » … Le rêve en somme de tout artiste.
FC : Comment et à quel moment, avez vous découvert la peinture numérique?
CP : En 1990, nous faisons l'acquisition d'un ordinateur pour nos enfants. L'informatique ne m'intéresse absolument pas, mais à l'époque un enfant ne pouvait comprendre le fonctionnement de cet engin sans l'aide de ses parents. A contre coeur, j'entreprends l'étude du mode d'emploi de cette horrible machine. Après quelques heures laborieuses, je découvre un petit programme de dessin " Deluxe Paint " et péniblement je dessine sur l'écran noir deux rectangles: Un rouge et un bleu. Emerveillé et fou de joie, je m'exclame " ça y est, j'ai découvert mon outil ".
FC : Quelles sont vos sources d'inspiration et comment définiriez vous votre travail?
CP : Mon travail s’étale en deux volets distincts. D’une part les droits de l’homme et d’autre part la femme en corps et en esprit. Mes inspirations s’envolent avec la musique, l’actualité, le cinéma et les relations avec autrui. En sommes la vie tout simplement.
FC : Exposez vous fréquemment et quelles sont les réactions générales du public?
CP : Durant une bonne dizaine d’années j’ai exposé mes créations en public et ce conjointement à d’autres artistes traditionnels. Il m’en reste une délicieuse sensation. Les premières années furent difficiles mais ce n’est pas nouveau revisitez l’histoire des impressionnistes ! Par la suite, l’art numérique prospérant, le public faisait de plus en plus abstraction de l’outil pour juger l’essentiel « Le message ». Depuis 2002, je n’expose plus en galerie physique mais uniquement sur internet. Pourquoi ? Parce que j’ai décidé de ne plus vendre mes travaux ! Pour deux raisons, de un je ne roule pas sur l’or mais j’ai largement de quoi me nourrir. Les jeunes artistes et autres sont en détresse alors pourquoi manger un gâteau déjà bien maigre. PLACE AUX JEUNES!!! La seconde raison est essentiellement philosophique, l’argent est un bien mauvais conseiller en matière de création artistique...
FC : Réalisez vous des travaux de commande et si oui de quelle nature?
CP : Cela arrive de temps à autres ... En exemple je viens juste de terminer un film d’animation pour la faculté de musique de l’université de montréal. En fait c'est une première autant pour moi que pour eux, je crée un film de 5 à 7 minutes (sans contrainte, carte blanche niveau sujet ) et pour leur épreuve de fin d'année les étudiants doivent composer une musique pour le film. Composition pour orchestre philharmonique et chorale. En fin d’année l’orchestre jouera les compositions respectives devant le film sur grand écran. C'est ICI http://www.pavet.be/animations/GalerieTEDDYpt.wmv Attention taille 20 Mo !
FC : Quel est votre rythme de travail et pouvez vous expliquer votre méthode de travail à l'aide d'une oeuvre récente?
CP : Mes horaires de travail sont 5h à 17h tout les jours sauf le dimanche.
Je vous propose une image récente ART qui est une symbolique tentant de représenter l’humanité face aux arts graphiques. Méthode de travail « image de synthèse ».
FC : Avez une exposition en cours ou à venir?
CP : Non refusant de vendre mes travaux les galeries ne sont guère intéressées.
FC : Quelles sont vos artistes de références?
CP : Le peu d'artiste que je pourrais vous citer se résume à ceci. J'ai tout d'abord était séduit par la force et la simplicité de Van Gogh, il m'a apprit la couleur. Vint ensuite la poésie et le mystère des nus inertes de Delvaux. Puis ce fut Magritte armé de son oeuvre " Les amants ", il m'enseigna la communication graphique. Le génie de Dali m'invita a oser et Hopper me fit voir la lumière ..... Et bien évidemment, je les en remercient.
FC : Quels conseils souhaiteriez vous apporter à une personne qui démarre dans la peinture numérique ?
CP : Un seul conseil valable pour tout artiste en herbe quelle que soit sa discipline. « Rejetez loin toutes observations techniques et n’écoutez que votre cœur et votre foi ».
FC : Pensez vous que la peinture numérique est suffisamment connue en tant que discipline artistique et si non, pourquoi selon vous?
CP : La peinture numérique décroche peu à peu ses lettres de noblesses. Comme dans toutes choses il faut donner le temps au temps.
FC : Pour quel autre usage utilisez vous régulièrement votre ordinateur?
CP : Uniquement pour traiter mon courrier.
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